Une sauvegarde sert à une seule chose : remettre l'entreprise au travail après un incident, qu'il s'agisse d'un disque mort, d'une erreur humaine ou d'un rançongiciel. Veeam est l'outil que nous installons le plus souvent chez les PME tunisiennes, parce qu'il sauvegarde aussi bien des serveurs physiques que des machines virtuelles et Microsoft 365, et surtout parce qu'il permet de tester la restauration sans toucher à la production.
Voici le plan de départ, dans l'ordre où nous le déroulons.
1. Lister ce qui doit survivre à un incident
Avant de parler d'outil, on fait l'inventaire : serveur de fichiers, base de données du logiciel de gestion, messagerie, postes de la direction, site web. Pour chaque élément, deux questions :
- Combien d'heures de travail peut-on perdre ? C'est le RPO (point de reprise). Une base de facturation tolère rarement plus d'une journée ; une archive de documents peut tolérer une semaine.
- Combien de temps peut-on rester sans ? C'est le RTO (délai de reprise). Une boutique en ligne : quelques heures. Un serveur de tests : plusieurs jours.
Ces deux chiffres dictent tout le reste. Une PME de 20 personnes aboutit en général à trois ou quatre niveaux de criticité, pas plus.
2. Choisir la fréquence et la rétention
Avec Veeam, la sauvegarde incrémentielle quotidienne est la norme : seule la différence depuis la veille est copiée, ce qui tient en quelques minutes la nuit. Pour les données critiques, on ajoute des points de sauvegarde toutes les 4 heures.
La rétention — combien de versions on garde — se décide par usage : 14 à 30 jours en ligne, puis une copie mensuelle conservée 12 mois pour les obligations comptables. Un rançongiciel dort parfois plusieurs semaines avant d'agir : une rétention trop courte ne garde que des copies déjà chiffrées.
3. Appliquer la règle 3-2-1
Trois copies des données, sur deux supports différents, dont une hors site. Concrètement pour une PME :
- Les données de production sur le serveur.
- Une sauvegarde locale sur un NAS ou un serveur dédié, pour les restaurations rapides.
- Une copie hors site : bandes LTO déposées en lieu sûr, ou dépôt cloud chez un hébergeur en Tunisie.
La copie hors site doit être déconnectée ou immuable : un rançongiciel chiffre tout ce qu'il atteint, y compris un disque de sauvegarde branché en permanence. Nous détaillons ce point dans notre page Infrastructure & sauvegarde.
4. Tester la restauration dès la première semaine
C'est l'étape que la plupart des entreprises sautent, et c'est celle qui compte. Veeam permet de démarrer une machine directement depuis sa sauvegarde (Instant Recovery) et de vérifier automatiquement qu'elle boote (SureBackup). Nous planifions un test complet par trimestre, chronométré : on note le temps réel de reprise et on le compare au RTO décidé à l'étape 1.
Tant que ce test n'a pas été fait, vous n'avez pas une sauvegarde : vous avez un espoir.
5. Budget indicatif
Pour une PME tunisienne avec deux ou trois serveurs, comptez :
- Licences Veeam : par machine protégée, facturées à l'année.
- Stockage local : un NAS professionnel avec disques redondants, entre 2 500 et 6 000 DT selon la capacité.
- Copie hors site : un lecteur LTO et ses bandes (investissement unique), ou un abonnement de stockage cloud facturé au To par mois.
- Mise en place et tests : une prestation de quelques jours, puis un contrôle trimestriel.
L'ordre de grandeur total, première année comprise, se situe en général entre 6 000 et 15 000 DT pour une infrastructure de cette taille. À comparer au coût d'une semaine d'arrêt complet.
Ce que nous proposons
Semocode conçoit, installe et teste des sauvegardes Veeam pour des PME et des cliniques en Tunisie, avec copies sur bandes LTO ou en cloud tunisien. La première étape est un audit d'une demi-journée de votre existant : prenez rendez-vous, nous repartons avec la liste de ce qui doit survivre et un plan chiffré.
